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Et Relais Thalasso créa Thalavie

11 décembre 2012 1 commentaire

Il avait annoncé une révolution dans ses centres de thalasso. Et c’est une vraie révolution qui attend les curistes à partir de 2013, sur le fond comme sur la forme. Après plusieurs années de réflexion, le groupe Phélippeau a – enfin – dévoilé le nouveau visage de ses Relais Thalasso. «Un produit ne peut pas exister pendant des années, sans évolution. Depuis 20 ans, à peu près tous les centres ont la même offre et depuis 2008, le secteur connaît une stagnation, voire une baisse de son activité dans certains sites», rappelle Jean-Pascal Phélippeau, président du groupe.

Sur le fond, tout d’abord. L’entreprise familiale affirme depuis toujours son attachement aux fondamentaux de la thalasso et à son rôle en matière de santé. Dont acte. La cure Thalavie (c’est son nom générique), qui sera proposée dans les établissements de Bénodet, l’île de Ré, Pornichet (visuels) et des Sables d’Olonne, affiche clairement son rôle de prévention santé «dans le plaisir et la convivialité», précise le dirigeant (photo ci-dessus). La méthodologie mise en œuvre rappelle certaines cures thermales (minceur, notamment) et la prise en charge de sportifs de haut niveau. Son principe ? Elaborée avec l’aide des Laboratoires Pilège, spécialistes de la micro-nutrition, la cure Thalavie accompagne individuellement chaque curiste avant, pendant et après son séjour.

Avant : le client remplit un questionnaire santé via internet. Celui-ci est transmis aux médecins des centres qui élaborent un programme de soins sur mesure, adapté au profil (stress & sommeil, vitalité générale, confort digestif, souplesse articulaire, minceur & métabolisme) et aux besoins de chacun. Pendant : conçue pour rapprocher le curiste de son état de santé optimal, la cure repose sur une prise en charge personnalisée intégrant une alimentation adaptée et l’apport de compléments alimentaires, de l’activité physique  fondée sur le principe de crossover point, une aide à la gestion du stress et des soins thalasso. Soit 15 soins individuels répartis sur 5 jours, nouveaux protocoles à l’appui inspirés de la mésothérapie – les  douches à jets et les modelages sont réalisés en fonction des zones réflexes… Quelques semaines après la cure, les clients sont invités à consulter un médecin appartenant au réseau Thalavie (acquis à la méthode Pilège) afin de faire un bilan et de prolonger les bienfaits de la cure au quotidien.

Sur la forme, le groupe Phélippeau a tiré les leçons d’études clients et des services offerts dans l’univers du spa. Exit, l’espace humide et son enfilade de cabines individuelles dédiées à l’hydrothérapie d’un côté, et les cabines dédiées aux soins secs de l’autre. Fini, aussi, l’attente en peignoir dans le couloir ou dans la salle de repos entre deux soins, l’œil rivé sur la pendule. Le groupe a opté pour l’unité de lieu, de temps et de personnes. A terme, les clients des centres Relais Thalasso devraient recevoir l’ensemble de leurs soins individuels dans des Suites Relais Thalasso d’environ 45 m2 équipées comme une véritable petite thalasso avec hammam privatif, table polyvalente, douche à jets, baignoire et salon (visuel).

Prévues pour recevoir deux personnes en même temps, ces suites seront privatisées pendant 1H30 ou 2H, le temps de délivrer une sélection de soins marins et secs. Autre rupture de taille : un seul et unique «thalassothérapeute» formé à l’hydrothérapie et aux soins de bien-être (modelages, soins esthétiques…) assurera le suivi de chaque curiste tout au long de son séjour. Cette nouvelle organisation permet aussi d’initier des nouveaux process générateurs d’économie. Ainsi, les enveloppements pourront être réalisés dans le hammam sans film d’enveloppement. Les limites du système : les curistes en solo et certains « couples » (mère/fille, ami/amie…) n’y trouveront peut-être pas leur compte…

Comme toutes les révolutions, le lancement de la cure Thalavie a un coût. En termes de formation, tout d’abord. L’ensemble des équipes va être formé entre 3 et 6 semaines à Bénodet (visuel ci-contre) sous la houlette de Philippe Gomez, directeur général du centre breton, afin d’acquérir la polyvalence nécessaire à cette nouvelle mise en musique des soins.
En termes d’aménagement et d’équipement des sites, aussi. Dans un premier temps, le centre des Tourelles (105 chambres, 4*), qui doit ouvrir en juillet à Pornichet, servira de vitrine à cette thalasso nouvelle génération. Pas moins de 17 Suites Relais thalasso vont être installées dans ce site en construction face à la mer. Ailleurs, elles seront installées progressivement et la cure Thalavie cohabitera, dans un premier temps, avec les programmes existants. «A terme, notre objectif est de convertir tous nos centres au programme Thalavie», note Anne Phélippeau-Korb, directrice marketing & communication. Le centre de Bénodet, qui a servi de test, abrite une Suite depuis deux ans. Dès juillet prochain, la thalasso de l’Ile de Ré et celle des Sables d’Olonne en seront également équipées.

Cette évolution majeure marque le début d’une montée en gamme maîtrisée du groupe qui a fait le choix de rester sur des établissements 4*. «Nous avons fait le pari qu’il y a un marché pour des prestations de très bon niveau sans viser pour autant l’élitisme», explique Jean-Pascal Phélippeau. Le prix des prestations existantes ne devrait pas bouger globalement en 2013. Quant à la cure Thalavie, elle sera commercialisée 850 € (hors hébergement) par personne au Relais Thalasso de l’île de Ré (photo), et à partir de 1950 € (5 jours/6 nuits en chambre standing et pension complète). Au programme : deux entretiens avec un médecin, 15 soins sur 5 jours, 5 séances aquatiques (évolutives au long du séjour), un programme d’activités physiques sur mesure. Et un jour de soins en moins que les autres cures dont les prix s’échelonnent de 729 € à 999 €.

Anne Autret



1 commentaire »

  • Dominique HOAREAU :

    Bonjour
    IL est toujours agréable d’assister à un retour aux fondamentaux dans le domaine de la thalasso, surtout quand cela signifie « santé » des objectifs soins, et professionalisme des équipes.
    Reste un bémol : le mariage avec UN laboratoire implique forcément une perte d’objectivité…On se serait d’ailleurs attendu plutôt à un labo spécialisé dans les produits issus … de la mer !
    Mais cela aurait été encore mieux si les prescripteurs étaient restés libres de leurs prescriptions !!!
    Bonne journée !
    Dominique Hoareau

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